Travailler en Suisse, de l’autre côté des Alpes

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Le nombre de français qui vont travailler en Suisse est en constante augmentation depuis plusieurs années. Si les raisons qui poussent les salariés de l’hexagone à tenter leur chance de ce côté de la frontière semblent évidentes, il est néanmoins utile d’apporter ici quelques précisions sur la rémunération pratiquée chez nos voisins helvètes.

La Suisse résiste à la crise

Si travailler en Suisse est toujours d’actualité c’est avant tout parce que le pays résiste mieux à la crise financière internationale lié à l’actualité que la plupart des pays de la Communauté Européenne. Le marché du travail tire son épingle du jeu avec un taux de chômage qui se situe en dessous de 4%.

Mais tout n’est pas parfait et si l’économie nationale est robuste, il existe de nombreuses disparités entre les cantons. Une région comme la Suisse Romande par exemple souffre plus de la crise économique que Genève qui continue à être un véritable pôle d’attraction.

Une main-d’œuvre étrangère importante

Les frontaliers et les expatriés sont largement présents puisqu’ils représentent un quart de la population active, en provenance plus particulièrement des pays de l’Union Européenne.

Il faut dire que le niveau des salaires pratiqués par les entreprises helvétiques reste plus élevé que celui en vigueur en France. D’autre part, les accords signés entre les autorités suisses et l’union européenne assurent une bonne protection sociale des frontaliers. C’est ainsi que ces derniers bénéficient du même régime de retraite que les suisses.

Mais pour ceux pour qui seraient tentés par l’aventure, nous leur conseillons de faire connaissance auparavant avec quelques aspects du système de rémunération suisse. En effet, la politique salariale de l’autre côté des Alpes est très différente de celle pratiquée en France. Les entreprises suisses paient beaucoup leurs salariés à la performance. Il faut dire qu’elles figurent parmi les entreprises les plus productives au monde.

Parmi les expatriés, 50 000 environ bénéficient d’une carte de séjour de courte durée tandis que les frontaliers sont plus de 200 000 dont près de la moitié de français. Si vous envisagez de partir travailler en Suisse, prenez les premiers renseignements auprès des services administratifs du Canton où vous souhaitez vous rendre. Si vous avez déjà trouvé un employeur, sachez que c’est lui qui se chargera d’accomplir toutes les formalités auprès des autorités cantonales.

Enfin, sachez que l’importance de la main-d’œuvre étrangère est telle que l’idée de son contingentement revient régulièrement à chaque nouvelle crise.

Comparer des données comparables

Avant de comparer le niveau de vie des deux pays, vous devez comprendre que le temps de travail est plus élevé en Suisse que dans beaucoup de pays industrialisés. Il faut donc ramener le salaire annuel au temps effectivement travaillé de part et d’autre de la frontière. D’autre part, le système politique fédéral de la Suisse fait apparaître de grandes disparités fiscales d’un canton à l’autre.

Ainsi, gagner 4500 francs suisses à Genève ou à Zurich ne donne pas le même résultat qu’à Vaud car dans certains cantons, l’impôt sur le revenu se paiera à la source et dans d’autres, il sera payé directement à l’administration comme c’est le cas en France.

De plus, tous les secteurs de l’économie ne sont pas forcément rentables. L’hôtellerie ou la restauration par exemple sont peu rémunérateurs.

En définitive, avant de chercher à travailler chez nos voisins helvètes, la meilleure approche reste d’effectuer un premier séjour dans le pays et de s’informer sur place des possibilités offertes dans votre branche d’activité. Vous pouvez également vous renseigner directement auprès des associations qui regroupent les frontaliers français et qui sont présentes des deux côtés de la frontière.