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Pourquoi la Suisse a acheté massivement des dettes de la zone euro

Depuis janvier 2012, la Banque Nationale Suisse achète des dettes souveraines de plusieurs pays de la zone euro. La BNS aurait ainsi déjà investi 80 milliards de dollars en obligations d’après l’agence Standard and Poor’s, notamment en provenance de France et d'Allemagne. Cette information a par ailleurs fait l’objet d’un démenti de la BNS qui conteste les montants évoqués par l’agence de notation.

Record des réserves en devise

On pourrait penser à première vue que l’objectif de la Banque centrale helvétique a été de soutenir l’économie de certains pays de la zone euro. En réalité, c’est ailleurs qu’il faut chercher les raisons de son intervention.

En réalité la BNS, confrontée à la hausse du franc avait été contrainte de prendre un certain nombre de décisions dont la création au 6 septembre 2011 d’un cours plancher fixé à 1,20 €, ceci afin de préserver les exportations helvétiques mises à mal par l’envolée de la monnaie.

Entre temps, ses réserves en devises ont triplé depuis le début de la crise financière au point que la Suisse est devenue la 5ème place mondiale avec plus de 400 milliards de francs. C'est une part de ces réserves de change dont 60% en euro qui serait investi dans des obligations d’Etat (en général de qualité et notées AAA).

D’après l’agence S&P cette action a pour conséquence de faire baisser le taux des emprunts d’Etat, ce qui se comprend mais pose la question d’un éventuel retournement de tendance. En effet, qu’adviendrait-il de ces taux si la Banque Nationale Suisse stoppait ou même ralentissait ses achats.

Standard & Poor’s constate également que le rachat massif de dettes par la Banque Centrale helvétique favorise les Etats qui en ont bénéficiés au détriment d’autres pays de la zone euro.

Défendre le franc suisse et les exportations

Il est clair que l’objectif reste la défense du franc suisse et des entreprises exportatrices qui ont beaucoup souffert de l’envolée de la monnaie face à l’euro.

Les résultats des exportations au troisième trimestre 2012, publiés par l’administration fédérale des douanes (AFD) ont démontré que  le commerce extérieur se porte mieux, en hausse de plus de 5%, entrainant même un solde positif de 6 milliards et demi malgré une hausse des importations.

La palme revient à la chimie-pharmacie qui a progressé de 12%, alors qu’à l’inverse l’industrie des machines et l’électronique reculait de 8%.

Quoi qu’il en soit, l’institution reste vigilante à en croire Thomas Jordan, le président du directoire qui estime qu’il est trop tôt pour juger si la crise de l’euro est passée.

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